L'histoire de la mode, de l'industrie textile jusqu'à l'arrivée de la fast fashion

Usine made in france broussaud textiles
Broussaud Textiles, usine partenaire de Label Chaussette

Le 22 avril dernier, c’était la journée de la Terre mais pour nous, la journée de la Terre c’est tous les jours !  

Aussi, le mouvement “Who made my clothes ?” tente d’éveiller les consciences  quant aux conditions et aux impacts que notre façon de consommer apporte et ce notamment depuis la fast fashion. Cette campagne veut prouver que nous pouvons consommer ce qui nous plaît tout en ayant des valeurs éthiques et durables. 

Chaque année, 150 milliards de vêtements sont produits. Ça fait plus de 20 pièces par personne. En seulement 15 ans, ce chiffre a doublé. Pour faire face à la demande, l'industrie de la mode embauche 1 personne sur 6 dans le monde.

Autre problématique : en France, on ne porte que 30% de nos vêtements. Le reste dort dans nos placards. Chaque année, un·e Français·e achète en moyenne 30 kg de vêtements et en jette 11 kg. Parmi ceux-là, seuls 2,5 kg sont recyclés.

Et comme c’est un sujet qui nous tient à cœur, on a tenu à faire un article sur notre façon de consommer de nos jours, et surtout depuis l’arrivée de la fast-fashion.

Pour commencer, que signifie la mode en tant que telle ? La mode c’est un reflet d’une époque, d’une période, d’un état d’esprit, d’un pays, d’une culture, d’une tradition. Une mode n’est fondamentalement pas faite pour durer, elle est définie dans le temps et dans l’espace.

Aux temps de la Préhistoire, la mode n’était pas. Les vêtements ou plutôt les bout de tissus que les hommes portaient avaient une utilité purement fonctionnelle : ils permettaient seulement de se vêtir, de ne pas avoir froid. Il n’y avait pas de dimension artistique.


Première utilité du vêtement : ne pas avoir froid 

Par la suite, au cours du 14ème siècle et jusqu'au 19ème siècle, la mode était un phénomène uniquement aristocratique, bourgeois. On voulait être bien habillé, on recherchait l’élégance.

C’est dans la deuxième moitié du 19ème siècle que la mode connaît un essor avec l’arrivée des grands magasins et de la Haute Couture. Le premier défilé a eu lieu à l’initiative du designer franco-britannique, Charles Frederick Worth.

1855 : Création des grands magasins du Louvre

Arrivés au 20ème siècle, la mode du charleston est de vigueur.

Place aux cheveux courts et aux coupes garçonnes la journée, des tenues chics et luxueuses, des bijoux robes et accessoires qui brillent le soir. Cette mode, initié en partie par l’incontournable Coco Chanel, reflétait les débuts de l’indépendance de la femme.

Puis lors de la Seconde Guerre mondiale, l’industrie de la mode en prend un coup. Les moyens manquent, les maisons de couture ferment et les tenues sont réglementées. Toutefois, la mode survit grâce à l’ingéniosité des femmes de l’époque : elles se teignent les jambes avec du thé pour imiter la soie, elles se dessinent des bas au crayon noir, elles se confectionnent même des vêtements avec des rideaux. A cette période, le chapeau devient le symbole incontournable de la mode.

La période d’après-guerre (1960/1970) est marquée par l’arrivée du t-shirt et du jean en France, portés par les hommes et les femmes : à l’honneur, les pantalons pattes d’éléphant, les robes romantiques, les vestes frangées et les minijupes.

Quelques décennies plus tard (1980/1990), les couleurs fluos et les épaulettes sont en vogue. On porte aussi des semelles compensées et les jeans taille haute tant appréciés de nos jours deviennent à la mode.

vintage fashionAnnées 70 : Une mode qui revient à la mode

C’est aussi à cette période que les tops models font fureur et influencent la mode.

C’est donc la période du disco, de la pop, du streetwear, du rock et du gothique. 

Les années 2000 riment avec l’arrivée d’Adidas et Puma. On achète et porte la marque et non plus de simples vêtements. Ce sont aussi les années de l'originalité avec des pantalons larges, des tops courts et moulants, des lunettes colorées. Cette façon de s’habiller était largement influencée par le style de musique R’n’B du moment.

Aujourd’hui, on recherche de l’originalité dans la simplicité. Il n’y a pas de mode prédominante et ça s’explique largement par la fast fashion.

La fast-fashion, c’est une tendance répandue de nos jours dans l’industrie de la mode qui consiste à un renouvellement rapide des collections proposées. S’appuyant sur un rythme de production très soutenu, certaines enseignes comme Zara renouvellent leurs collections toutes les deux semaines. Internet joue aussi un grand rôle dans l’expansion de ce phénomène : de nos jours, il existe de nombreux sites de prêt-à-porter où on peut commander une grosse quantité de vêtements en provenance de Chine, d’Angleterre, d’Inde et les recevoir chez nous rapidement. 

Fast fashion Fast Fashion, fléau des années 2000

La fast-fashion aujourd’hui c’est 10 à 20% du marché total de la mode. Cette part de marché en forte croissance est fortement dénoncée pour les dégâts qu’elle cause à la planète mais aussi pour ces mauvaises conditions de travail, parfois même immorales : les travailleurs de cette industrie ne gagnent en moyenne que 10 dollars par mois et ces derniers ne sont parfois que des enfants.

Mais cette façon de consommer la mode finit en fin de compte par être néfaste pour la Terre : la mode pollue l’air, l’eau, le sol et épuise les ressources naturelles. Les différentes étapes de production des vêtements, de la production des fibres au transport, ainsi que les rejets qu’elle produit sont néfastes pour la planète et résulteraient d’une situation destructrice.

Il y a toutefois depuis quelques années, un éveil et une prise de conscience par beaucoup de consommateurs de l’importance sociale de leurs achats, primauté de l’écologie et qui ont la volonté de réduire leur impact.

On observe donc un phénomène de slow fashion ou encore un retour au Made in France. 

Les retour du Made in France

Le Made in France c’est une certification qui atteste que le processus de fabrication des produits, articles d’une enseigne sont 100% français.

Consommer français, c’est réduire le nombre de kilomètres parcourus par le produit avant d’arriver à destination, réduire l’empreinte carbone et donc être plus respectueux de l’environnement.

Les chiffres seront sans doute plus parlant : pour un t-shirt et un jean achetés par an et par personne,  on consomme 28 683 litres d’eau soit 574 douches, on émet 24 kg de Co2 dans l’air et on parcourt l’équivalent de 83 516 km en avion.

Des chiffres affolants qui mettent en danger notre planète.

Alors consommer français, c’est un premier pas pour réduire son impact sur notre planète.

Chez Label Chaussette on se sent concerné et c’est pourquoi on essaye au quotidien de réduire notre impact.

Toutes chaussettes sont fabriquées en France, et on s’attache à une façon de consommer plus respectueuse de l’environnement, en travaillant des matières de qualités, qui durent, et des matières recyclées, moins consommatrices en eau lors de leur processus de production. 

Nous sommes par ailleurs membre collectif 1% for the planet, à travers lequel nous soutenons le média positif Blutopia, que l'on vous invite à découvrir, pour découvrir plus d'informations, mais aussi de précieux conseils et solutions applicables par tous.